Une comédie farce (Beaux-parents, Hector Cabéllo Reyes)

Beaux-parents est une comédie française, certes caricaturale lors de plusieurs scènes, mais qui fait passer un bon moment malgré tout. Elle est source de rire, d’énervement, mais ne laisse pas vraiment indifférent : Garance (Charlie Bruneau, la fameuse Roxane de la série En famille) va-t-elle revenir à la raison et réaliser que son cher et tendre a tout pour lui ? Rien n’est moins sûr… Le sort s’acharne et il semble de plus en plus improbable qu’Harold (Bénabar) puisse s’en sortir et faire éclater la vérité… Coline (Josiane Balasko) et André (Didier Bourdon), les parents de Garance, sont très attachés à Harold et ne parviennent pas à « couper le cordon », comme le dira Coline, raillée par sa fille pour cette réplique. Ils continuent donc à le voir régulièrement, l’hébergeant même un temps, situation qui créera des quiproquos dignes d’une pièce de boulevard. Certains passages sont vraiment drôles et il n’est pas compliqué d’imaginer la chanson de Bénabar à l’origine du scénario.

Après Retour chez ma mère, Héctor Cabello Reyes et Eric Lavaine se retrouvent et s’intéressent à nouveau aux rapports parfois conflictuels entre enfants et parents. Ils évoquent aussi ici les relations entre gendre et beaux-parents. Josiane Balasko décroche à nouveau le rôle de la mère, qui lui correspond finalement plutôt bien. Elle est à la fois mère-poule et mère-peau-de-vache quand il faut, collant donc parfaitement à la caricature classique de la figure maternelle. Auparavant, l’actrice n’avait jamais réellement partagé l’affiche avec Didier Bourdon et tous deux étaient ravis de la collaboration.

Beaux-parents est quelque peu surjoué mais, après tout, le genre l’exige. La réalisation se rapproche de la farce à bien des moments, mais le ton léger parvient à plaire au spectateur et à lui faire oublier ses soucis actuels. Sans être inoubliable, c’est donc une comédie somme toute agréable.

Pour la bande-annonce (que je déconseille si vous voulez avoir quelques surprises), c’est ici.

8 réflexions sur “Une comédie farce (Beaux-parents, Hector Cabéllo Reyes)

    1. Coucou !
      Non non, peut être que tu te trompes sur la personne mais ça a toujours été Pamolico 😉 merci du compliment en tout cas ! C’est un melange de « coquelicot » en plusieurs langues parce que l’art est à la fois indépendant, fort et fragile, comme cette fleur…
      C’est tout à fait ça pour cette comédie, un bon remède contre la morosité ou la déprime 🙃
      Merci à toi du commentaire et une très belle soirée à toi aussi 🌌🌸

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