Eva en août, Jonás Trueba

Eva en août a des accents rohmériens, la même indolence que Conte d’été – pèse sur lui la douce nonchalance du mois d’août. Jonás Trueba signe son cinquième long-métrage, cette fois issu d’une collaboration avec Itsaso Arana, également actrice principale de ce film. Elle lui permet d’enfin pénétrer un regard féminin, d’épouser une certaine sensibilité …

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Felicità, Bruno Merle

Felicità est une comédie douce-amère qui manque de se transformer en drame avant de renouer avec ce premier genre. Majoritairement filmé du point de vue de la fille de la famille, Tommy (Rita Merle), la réalisation revient sur le quotidien de ce trio étrange, composé de Tim (Pio Marmaï), de Chloé (Camille Rutherford), et de …

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Été 85, François Ozon

Été 85 déploie toute une palette de bleus, de l’azur du ciel aux chatoiements des vagues, du céruléen du denim au céleste passé d’un sweat délavé, de l’indigo de la nuit au saphir brillant des pupilles. Les autres couleurs apparaissent par éclats, taches de peinture qui rappellent une époque. La bande-son, voyageant entre The Cure …

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Papicha, Mounia Meddour

Papicha ou, en arabe algérien, le nom donné à une jeune fille coquette, « jolie, libérée » selon les propres mots de Mounia Meddour, la réalisatrice. Nedjma (Lyna Khoudri à la fois fragile et farouche) et ses amies sont en fac de droit. Elles vivent dans une cité U à Alger, dans les années 1990, soit pendant …

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La belle époque, Nicolas Bedos

Victor (Daniel Auteuil) a vieilli. Il est devenu pantouflard, prévisible, misanthrope, mal dans son époque, déprimé et déprimant. Ces termes, ce sont peu ou prou ceux employés par sa femme, Marianne (Fanny Ardant), quand elle le met dehors. L’ami de leur fils, Antoine (Guillaume Canet), entrepreneur, vient de créer un tout nouveau concept : Les voyageurs …

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Chambre 212, Christophe Honoré

Chambre 212 ou une réalisation fantaisiste et poétique, où plane comme une mélodie triste et aérienne, à l’image de la sonate en fa mineur de Scarlatti qui berce les scènes. Christophe Honoré crée une atmosphère romantique et étrange, partant de Chiara Mastroianni pour bâtir une réalisation légère ayant en son cœur le couple et le …

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Portrait de la jeune fille en feu, Céline Sciamma

Robe rouge contre robe verte, chevelure blonde contre chevelure brune, Héloïse et Marianne, une jeune femme destinée au mariage, une autre, solitaire. Quand elles se rencontrent, Héloïse (Adèle Haenel) sort du couvent tandis que Marianne (Noémie Merlant) a été missionnée par la mère de la première pour réaliser son portrait. Le tableau sera envoyé au …

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Okja, Bong Joon Ho

Comme pour Parasite, Bong Joon Ho s’attaque à un sujet tabou et réalise un film entre comédie et drame, entre burlesque et horreur. Dans un futur proche, la Mirando Corporation, passée maîtresse dans l’art des OGM et des animaux créés en laboratoire, décide de concevoir une nouvelle espèce : les super-pigs, ou cochons géants. Pour se …

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Hair Love, Matthew A. Cherry

Court-métrage plein de finesse et d’émotion, Hair Love raconte les péripéties d’une fillette afro-américaine qui veut se coiffer avant de sortir de chez elle… et elle a bien du mal ! Les dessins sont colorés, vifs, le trait est léger et donne aux personnages un côté mutin pas incompatible avec cette histoire touchante. Zoe a alternativement …

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Le cas Richard Jewell, Clint Eastwood

Si le personnage de Richard Jewell nous fait indéniablement compatir, sa passivité et son incapacité première à se mettre en colère contre les forces de l’ordre qu’il rêve de rejoindre sont rapidement sources d’agacement. Richard, dont on suit le parcours depuis un cabinet d’avocats où il rechargeait en Snickers les tiroirs de Watson Bryant, a …

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Jojo Rabbit, Taika Waititi

Irrévérencieux à souhait, Jojo Rabbit retrace l’histoire d’un garçon de dix ans, Johannes Betzler (Roman Griffin Davis) qui a pour ami imaginaire Hitler (Taika Waititi lui-même). Jojo vit pendant la Seconde Guerre Mondiale, en Allemagne, et il se soumet donc aux épreuves imposées par les jeunesses hitlériennes, épreuves qui feront de lui un soldat digne …

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Scandale, Jay Roach

Au départ, il s’agit de trois femmes, trois blondes, plutôt jolies, plutôt bien faites, qui travaillent à Fox News. Deux sont présentatrices – l’une sur le déclin, l’autre à l’apogée de sa carrière, tandis que la troisième se contente de rêver de ce poste. À la tête de la chaîne, Roger Ailes (John Lithgow), un …

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1917, Sam Mendes

Monumental, flirtant entre film de guerre et épopée, Sam Mendes, qui voit 1917 comme le « film le plus enthousiasmant de sa carrière », nous emmène dans le Nord de la France, en avril de cette même année, aux côtés de Blake (Dean-Charles Chapman) et de Sco (George MacKay). Le général Erinmore leur confie une mission : ils …

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Quatre sœurs, quatre destins (Les filles du Docteur March, Greta Gerwig)

Ce film raconte une jolie histoire, interprétée par des acteurs jeunes, pleins de fougue et d’inspiration. Basée sur les écrits de Louisa May Alcott ainsi que sur le roman Little women (Les quatre filles du docteur March), la réalisation met en scène une famille, quatre sœurs et leur mère -leur père combattant avec l’armée unioniste …

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Des « zarbis » en costume à plumes (Les incognitos, Nick Bruno et Troy Quane)

Ce dessin-animé a tous les avantages de l’animé sans ses inconvénients. Réaliste jusque dans les moindres détails architecturaux, il n’en garde pas moins l’humour qui colle au genre – et au nom du Studio. En effet, Blue Sky, qui est à l’origine de Rio mais aussi de la saga L’âge de glace, continue à se …

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Des regrets et des balles (The Irishman, Martin Scorsese)

C’est toute une époque que Scorsese reconstruit avec cette fresque historique qui court des années cinquante à la fin du XXème avec quelques ellipses. La caméra suit Franck Sheeran (Robert De Niro), fils d’immigrés irlandais, de son entrée dans la pègre à sa mort. C’est un De Niro âgé, camouflé derrière des lunettes de soleil …

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Ciné : coups de cœur 2019

Petite sélection pour les ciné addicts qui ont laissé passer 2019 sans profiter des pépites sorties sur grand écran 😉 Matthias et Maxime Une histoire d’amour qui arrive par hasard, sans prévenir, sans arranger aucun des deux protagonistes… De la finesse, beaucoup de pudeur, et un malaise presque palpable, voilà ce qui caractérise ce film. …

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L’histoire d’un désamour (Marriage Story, Noah Baumbach)

Des acteurs tour à tour tendres, bouleversés, exaspérés et hystériques. Une famille se sépare, un couple se déchire, avec pour principaux témoins leur avocat respectif et la famille de Nicole (Scarlett Johansson). Et le fils bien sûr, Henry. Le gamin est insupportable, gâté à l’excès et paraissant prêt à tout pour contrarier ses parents – …

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Banlieue à fleur de peau (Les misérables, Ladj Ly)

C’est l’histoire d’une guerre. D’une guerre à demi-mot puis d’une guerre ouverte. D’une guerre entre trois flics de la BAC et les jeunes d’une cité. Les arbitres ? « Le maire » de la banlieue, un gros bonnet local de la drogue et les frères musulmans. L’étincelle ? Il n’y en a à la fois qu’une et des tas. …

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Un amour coupable (Matthias et Maxime, Xavier Dolan)

Matt, Max, Sharrif, Brass, Frank et Rivette sont amis depuis toujours. Ils se connaissent par cœur, se taquinent sans cesse, se battent parfois, mais sont toujours proches les uns des autres. Sauf que Max a décidé de partir, partir à l’aventure loin de Montréal, partir loin de sa mère si dure à vivre qu’il aime …

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Rire, une malédiction (Joker, Todd Philips)

Arthur Fleck vit avec sa mère, Penny, dans les quartiers lugubres de Gotham City, ville sinistre s’il en est. Il est clown à ses heures perdues, et surtout, il souffre d’une maladie mentale lui provoquant des fous rires qu’il ne peut contrôler – même aux moments les plus inopportuns. Todd Phillips filme la descente aux …

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Un homme banal pas banal (L’angle mort, Patrick-Mario Bernard et Pierre Trividic)

Voilà un film quelque peu poétique mais aussi assez perturbant, et je ne pense pas être la seule qu’il laissera perplexe, sur sa faim. Dominick (Jean-Christophe Folly) a un don (ou est-ce une malédiction ?), il peut devenir invisible à l’envi. À l’envi ? Plus vraiment. Son pouvoir, à l’image du Paris dans lequel il vit, se …

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Deux moi pour un nous (Deux moi, Cédric Klapisch)

Le postulat de départ est pour le moins original : s’intéresser aux deux moitiés d’un « nous » alors qu’ils sont encore chacun un « soi » et ne se connaissent pas encore. Rémy et Mélanie vivent à Paris – pas vraiment dans la capitale poétique et bohème qui attire tant, non, plutôt dans les confins de la métropole, face …

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Lunaire et mélancolique (Un jour de pluie à New-York, Woody Allen)

Entre poésie, langueur et mélancolie, ce nouveau film de Woody Allen est un vibrant hymne à La Grosse Pomme et surtout à Manhattan. Gatsby (Timothée Chalamet) et sa petite amie, Ashleigh (Elle Fanning) se rendent à New-York pour que cette dernière puisse interviewer Rollie Pollard, éminente figure du cinéma intellectuel américain. Seulement voilà, les choses …

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Le graphisme surpasse le scénario (Les hirondelles de Kaboul, Zabou Breitman)

À Kaboul, en 1998, Zunaira et Mohsen sont jeunes, ils s’aiment et leur plus grand désir est de retrouver la liberté dont ils jouissaient avant que le régime des talibans ne leur interdise de se tenir la main en public, de sortir chaussés de blanc, de s’amuser et d’avoir l’esprit léger. Les femmes ont l’obligation …

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Les coulisses de Tinseltown (Once Upon a Time… in Hollywood, Quentin Tarantino)

Pour découvrir Tarantino, opter pour Once Upon a Time... in Hollywood n'est peut être pas judicieux. La violence tarde à faire son apparition et la réalisation peine à trouver son rythme. Tarantino recrée les rues de la Los Angeles d’août 1969, nous emporte dans l’intimité de Rick Dalton (Leonardo DiCaprio) et de Cliff Booth, son …

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Légèreté et folie douce (Je promets d’être sage, Ronan Le Page)

Cette comédie française est la promesse d'un bon moment. Fraîche, originale et gentiment barrée, elle relate l’histoire de Franck (Pio Marmai), dramaturge déchu qui se retrouve gardien de musée à Dijon. Le long-métrage s’ouvre sur une pièce mise en scène par Franck, catastrophique et à la limite du cauchemardesque – le tout est d’ailleurs un …

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De l’esprit et du mordant (Les faussaires de Manhattan, Marielle Heller)

Les faussaires de Manhattan, ou un film étonnant, caustique et avec beaucoup d’esprit. Semblable à l’héroïne elle-même, Lee Israël, auteure ruinée qui, après avoir vendu une lettre que Katharine Hepburn lui avait adressé, réalise que ce marché pourrait s’avérer être une véritable mine d’or… Là voilà donc qui mêle ses talents de biographe à son …

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Trois accords et la vérité (Wild Rose, Tom Harper)

Rose-Lynn (Jessie Buckley) est écossaise (quel accent !) et elle est fan de country – qu’elle chante depuis toujours. À sa sortie de prison, elle retrouve ses deux enfants et sa mère (Julie Walters). Une amie de celle-ci lui cède sa place de femme de ménage chez Susannah, une riche expatriée anglaise qui a été …

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Un ballet macabre mais réussi (Anna, Luc Besson)

Anna ou un film qui mêle action, espionnage, stratégie et amour… Intéressant, bien mené, il nous emporte tout de suite à la suite d’Anna (Sasha Luss, mannequin russe, bonne actrice qui avait déjà joué sous la direction de Luc Besson dans Valérian), cette jolie espionne, féroce et prête à tout pour gagner sa liberté. Sans …

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Le monde merveilleux des jouets (Toy Story 4, Josh Cooley)

Le troisième opus de la saga devait être l’ultime, même Pixar jugeait qu’il était temps de s’arrêter. Et pourtant, voilà que Woody et ses amis reviennent à l’affiche… Le scénario n’a, en soi, rien d’exceptionnel et tourne peut-être même un peu en rond. Le début est répétitif et on finit par se lasser de voir …

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L’ombre et la lumière (Nevada, Laure de Clermont-Tonerre)

Un véritable coup de cœur que ce film : chaque plan surpasse le précédent en finesse et en beauté. L’histoire, racontée tout en finesse, suit les traces de Roman Coleman (Matthias Schoenaerts, habitué aux rôles de détenus sensibles mais potentiellement colériques), un prisonnier sombre et mystérieux qui ne semble s’éveiller qu’au contact des chevaux sauvages …

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Une comédie farce (Beaux-parents, Hector Cabéllo Reyes)

Beaux-parents est une comédie française, certes caricaturale lors de plusieurs scènes, mais qui fait passer un bon moment malgré tout. Elle est source de rire, d'énervement, mais ne laisse pas vraiment indifférent : Garance (Charlie Bruneau, la fameuse Roxane de la série En famille) va-t-elle revenir à la raison et réaliser que son cher et …

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Aimer et ses limites (L’autre continent, Romain Cogitore)

C’est un film qui parle en délicatesse de la maladie, de l’amour face à elle, de la réaction des proches qui font comme ils peuvent. Maria (Déborah François, très juste, touchante) rencontre Olivier (Paul Hamy, désarmant) à Taïwan, qui coproduit d’ailleurs le film – ce pourquoi les acteurs ont dû beaucoup travailler leurs répliques en …

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« Une comédie sans clowns, une tragédie sans méchants » (Parasite, Bong Joon Ho)

La famille de Ki-Taek vit dans un taudis en Corée du Sud, tous sont sans emploi. Il y a la fille, le fils, la mère et le père (Song Kang Ho, éminent acteur coréen). Il s’agit d’une famille plutôt normale, qui lutte pour vivre comme tant de personnes en Corée, comme tant de personnes partout …

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D’autres mondes (Zombi Child, Bertrand Bonello)

Zombi Child est étrange. D’une lenteur impressionnante, la réalisation commence par montrer Haïti et sa verdure en 1962. Après qu’un homme a découpé un poisson lune et réalisé une sorte de poudre – certainement un rite vaudou –, la caméra suit un Haïtien mutique et étrange qui semble revivre alors que son enterrement vient d'avoir …

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Un film étriqué (Sibyl, Justine Triet)

Sybil ou un film violent, grotesque par moments. Sibyl (Virginie Efira, impressionnante), psychanalyste, décide de revenir à ses premiers amours et de se remettre à l’écriture, quittant pour ce faire nombre de ses patients. Lorsque Margot (Adèle Exarchopoulos, parfaite dans ce rôle) l’appelle, en larmes, affolée et éplorée, elle ne peut faire autrement que de la …

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Désir, douleur et gloire (Douleur et gloire, Pedro Almodóvar)

Douleur et gloire signe le retour de Pedro Almodóvar à Cannes, après la sélection de son long-métrage précédent, Julieta (2016). Le réalisateur crée ici une quasi-reproduction de sa vie. Il faut tout de même noter que des événements ont été ajoutés, d'autres passés sous silence. Il a toujours nié, par exemple, tout sorte d'addiction à …

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L’amour à cinquante ans (Retour de flamme, Juan Vera)

Si les romans d’Anne Tyler (plus particulièrement Un mariage amateur) devaient être transposés en films, alors ils ressembleraient à Retour de flamme. Un couple s’aime, mais le sentiment amoureux n’est plus là – ce qui semble somme toute logique après vingt ans de vie commune… Alors une fois leur fils Luciano parti, Marco et Ana …

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