Une romance historique (Cœurs ennemis, James Kent)

Une belle romance sur fond historique que Cœurs ennemis. L’époque post-seconde guerre mondiale est bien exploitée et voir ce film est aussi l'occasion d'apprendre quelques détails sur cette période. Au départ, Cœurs ennemis était un roman (Dans la maison de l’autre) même si, en premier lieu, Rhidian Brook pensait réaliser un film davantage qu’un livre : les …

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« Le thriller politique de l’année » (El Reino, Rodrigo Sorogoyen)

El Reino nous emmène dans les coulisses du pouvoir, les sombres dédales de la politique, de ce qui se joue derrière les sourires de façade. Manuel López-Vidal (Antonio de la Torre) est un politique qui a de l’importance au sein de son parti et de sa région. Il a une femme et une fille, des amis. …

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Un travail d’orfèvre (Le vent de la liberté, Michael Bully Herbig)

Le vent de la liberté est tiré d’une histoire vraie. Nous voilà transportés en RDA dans les années 1980, dans le quotidien de la famille Strelzyk. Deux fils, une mère, un père. L’école pour les enfants, le travail pour les parents, ou autant de lieux où ils sont épiés. Difficile de voir régulièrement leurs amis …

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Le réalisme magique de Burton (Dumbo, Tim Burton)

Ce en quoi Tim Burton excelle, encore une fois, c’est en la création d’un univers et d’une atmosphère fantastique, hors du temps et de l’espace réel tout en y étant rattachés. Après Alice et cette magie imprégnant chaque parcelle du pays des merveilles, nous sommes là transportés aux États-Unis dans les années 1920, entre les …

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Liberté chérie (Sibel, Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti)

Des yeux verts, des boucles sauvages sans voile qui les emprisonne, des gazouillis d’oiseau et une volonté farouche d’être libre. Voilà Sibel (incarnée par Damla Sönmez, petite star en Turquie). Ce désir de liberté s’exprime d’ailleurs sans réelle réflexion, elle veut faire comme elle l’entend et elle le fait, c’est tout. Elle vit dans un petit …

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Tout n’est pas rose à Hollywood (Ma vie avec John F. Donovan, Xavier Dolan)

Un bijou de réalisation que ce dernier Dolan. On retrouve sa patte inimitable, ces très gros plans, cette manière de filmer en transparence, en gênant l’objectif par de poétiques éléments (des feuilles par exemple). La célébrité est le thème phare de ce film, mais il est aussi question de secrets, de douleur, d'amour et, comme …

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Les débuts du féminisme (Marie Stuart, reine d’Ecosse, Josie Rourke)

Saoirse Ronan, déjà repérée dans Sur la plage de Chesil, a un jeu d’une justesse sidérante. Son interprétation de Marie Stuart n’est assombrie par aucune fausse note, ses larmes aussi bien que ses rires, sa complicité avec ses dames de compagnie aussi bien que sa rivalité avec son frère paraissent plus vrais que nature. Son …

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Deux femmes, une reine (La favorite, Yorgos Lanthimos)

Rien que pour la performance d’une Emma Stone grinçante, boudeuse et manipulatrice, il faut aller voir La favorite. On y découvre des personnages historiques jusque lors peu connus, notamment Lady Sarah, devenue duchesse de Marlborough, ancêtre de Churchill. Elle est campée par Rachel Weisz, combattante à souhait et qui incarne la jalousie et l’opiniâtreté à …

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Le Golden Globe du meilleur film (Green Book, Peter Farelly)

Green Book est de toute beauté. Peter Farrelly, que l’on connaît pour diverses comédies réalisées avec son frère, prend ici un tournant à 180° pour offrir un drame fin, drôle et mené d’une main de maître. Tony Vallelonga (alias Tony Lip, Viggo Mortensen), américain blanc de son temps (donc raciste comme il était logique de …

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Les démons d’une gueule d’ange (My Beautiful Boy, Felix Van Groeningen)

Nic Sheff (Timothée Chalamet découvert dans Call me by your name) a 18 ans, il tente en vain de combler le vide de sa vie par des addictions diverses et variées. Au départ, alcool et joints, puis il passe aux choses sérieuses. Son père (Steve Carell) vit à côté de San Francisco, il est remarié …

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A day lily (La mule, Clint Eastwood)

C’est le second partenariat entre le scénariste Nick Schenk et Clint Eastwood après Gran Torino en 2008. Les deux œuvres mettent en scène un vétéran du Viet Nam (interprété par Clint Eastwood dans les deux cas). Si Walt dans Gran Torino est très taciturne et bravache, Earl Stone revient de la guerre transformé, affable et …

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Une famille unie par le crime (Une affaire de famille, Hirokazu Kore-Eda)

Des beaux plans, des beaux acteurs, des beaux enfants. Osamu (Lily Franky), Nobuyo (Sakura Andō), Aki (Mayu Matsuoka), Hatsue (Kirin Kiki), et Shōta (Kairi Jyo) vivent sous le même toit, dans une bicoque en bois, envahie par la végétation. Ils sont pauvres, habitent chez Hatsue, que tous appellent « mamie » et profitent de sa pension de retraite. …

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Un film d’action comme on les aime (Les veuves, Steve McQueen)

Ce film est poignant et porte un message fort, un message de féminisme doublé d’une dénonciation des magouilles financières en politique. Deux des quatre héroïnes sont noires, l’une (Viola Davis) étant même mariée à un éminent bandit (Liam Neeson), et la présence de ce couple mixte est également à souligner. Chicago, de nos jours, quatre …

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Un conte qui pourrait nous enchanter davantage (Casse-Noisette et les Quatre Royaumes, Lasse Hallström et Joe Johnston)

Même sans connaître le ballet originel de Tchaïkovski, ni même le conte d’Hoffman, il est possible d'affirmer que Disney a fait un savant mélange de ces deux versions et a tenté de leur apporter un peu de modernité. Clara, adolescente anglaise de bonne famille, va passer Noël dans un monde enchanté que sa mère avait …

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Paillettes et paranoïa (Sale temps à l’Hôtel El Royale, Drew Goddard)

Ce film est innovant – peu de dialogues superflus, pas de techniques cinématographiques expérimentales, une bande-son immersive, redonnant vie aux seventies américaines. Cela tient beaucoup à la magnifique performance de Cynthia Erivo (jouant Darlene Sweet) qui, non contente d’avoir une voix sublime, a chanté en live, sur le plateau, lorsque le scénario l’exigeait. Les premières …

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Un capharnaüm déchirant (Capharnaüm, Nadine Labaki)

Parce que le Liban est plus violenté que jamais, ballotté entre corruption gouvernementale, soulèvements populaires, pauvreté extrême et catastrophes de toute sorte dont, dernière en date, les explosions au port de Beyrouth. Parce qu’à peine quelques semaines après la tragédie, les journalistes détournent le regard. Parce que la précarité extrême des Libanais n’est pas nouvelle …

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Amies ? (Rafiki, Wanuri Kahiu)

Quel beau film, quelle dureté, quelle chance on a d’être en France, libres. Au départ, on pense que Rafiki va être un peu lent, un peu long. Malgré tout, la magnifique manière de filmer de Wanuri Kahiu nous conquiert assez rapidement. Beaucoup de très gros plans sur les deux actrices, des jeux sur la transparence …

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« Ceux qui errent ne sont pas tous perdus » (Leave no trace, Debra Granik)

Leave no trace est un très beau film, tout en pureté. Beaucoup de plans larges et statiques : les acteurs sont en mouvement mais la caméra bouge finalement très peu. Dans la première partie de la réalisation, peu de musique, juste l’opposition du calme de la forêt au vacarme de la ville. Et puis, dans un …

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Rire ou pleurs ? (Thunder Road, Jim Cummings)

Thunder Road est présenté comme une comédie mais c’est bien davantage un drame. Thunder Road, c’est l’histoire de James Arnaud (Jim Cummings) qui vient de perdre sa mère, divorce, ne s’entend pas trop avec sa fille que pourtant il adore, a des réactions bizarres au travail. Il est dépressif selon ses proches, mais on dirait …

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Un film marquant par son militantisme et son humour (BlacKkKlansman, Spike Lee)

Mon premier Spike Lee. Agréablement surprise ! Le film mêle à la perfection action, humour, suspense, engagement et amour. Et méchants aussi, mais méchants réalistes, pas le type de méchants que l’on voit habituellement dans les superproductions américaines. Non, cette fois, les méchants, ce sont les membres du Ku Klux Klan. Et croyez-moi, ils font peur. …

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L’amour n’est pas simple (Sur la plage de Chesil, Dominic Cooke)

Sur la plage de Chesil est fait tout en finesse.  Au départ, le spectateur pense qu’il se composera uniquement de la scène de la nuit de noces de Florence et d’Edward, intercalée de moments permettant de retracer leur histoire. La maladresse et la gêne des deux héros sont palpables et font rire, rappellent l'embarras de …

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Un film qui nous tire les larmes (My Lady, Richard Eyre)

Emma Thompson retrouve un rôle de grande dame, juste et sage, d'une trop grande rigueur, rigueur qui nous laisse frissonnant et sanglotant. Au début, Fiona May, cette juge qui donne son nom au film, apparaît encore élégante, presque belle dans l’exercice de ses fonctions, malgré son âge. Elle est d’une droiture à toute épreuve, sérieuse …

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Un film attendu mais décevant (Mon ket, François Damiens)

Dans Mon ket, François l’Embrouille et son look de beauf inimitable reviennent. Cette fois, le personnage s’est échappé de prison pour voir son Sully, son ket, son fils. Le film a du mal à décoller, il bat de l’aile, et le spectateur attend inlassablement que l’histoire prenne. Sauf qu’elle ne prendra pas. La réalisation repose …

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Oh f**k ! (Alberto Giacometti : the final portrait, Stanley Tucci)

C’est un film qui n’est pas à la hauteur du génie de son héros. Le jeu des acteurs est excellent – surtout celui de Geoffrey Rush, malgré son accent anglais lorsqu’il parle français alors qu’il joue un italien. L’hommage à Giacometti est tangible : les couleurs et les lumières du film déclinent une kyrielle de tons …

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Un chef d’œuvre bouleversant (La mauvaise réputation, Iram Haq)

Le spectateur ne sort pas indemne de ce film, vraiment pas. C’est l’histoire d’une fille norvégienne d’origine pakistanaise, qui essaie juste de faire comme les autres, comme ceux de son âge, et contre qui le sort s’acharne. « Et la réputation alors ? » s’indignent ses parents après avoir tabassé un pauvre garçon avec qui elle n’avait même …

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Chronique new-yorkaise sur la simplicité de la vie (Manhattan Stories, Dustin Guy Defa)

C'est l'histoire simple de vies ordinaires. C'est l'histoire de trois new-yorkais, qui vivent à Manhattan et qui passent leur journée à se croiser et à s'éloigner dans ce quartier où il est loin de ne rien se passer. Une chroniqueuse stagiaire paumée, un collectionneur passionné et un peu barré, une ado perturbée et peut-être bien …

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Une romance en musique (Lalaland, Damien Chazelle)

Certains qualifieront Lalaland d’un peu niais, d’autres de chef d’œuvre. Sans opter pour l’un ou l’autre de ces deux extrêmes, disons simplement que ce film a marqué l’année 2017. Comme toute comédie musicale qui se respecte, de nombreuses chansons rythment la romance entre Emma Stone et Ryan Gosling : la bande-son mérite le détour et …

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Une ode à l’amour (Appelle-moi par ton nom, André Aciman / Call me by your name, Luca Guadagnino)

Très bien écrit dans un style qui surprend malgré tout, Appelle-moi par ton nom nous emporte dans les pensées alambiquées d’Elio, jeune italo-américain, fils d’un professeur émérite et passant ses étés dans la maison familiale de B. en Italie, prise entre le verger fabuleux et la mer. La demeure est celle de tout artiste, scientifique, …

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