14 sorties poche de la rentrée littéraire 2022

Dès le 17 août, les étals des librairies se colorent de couvertures neuves, de titres différents qui attirent l’œil. La rentrée littéraire sera plus modeste cette année – 490 parutions tout de même –, mais n’oublions pas les livres de poche ! Voici les titres chroniqués sur Pamolico – aimés ou moins aimés – qui changent de format à partir de la mi-août.

Des diables et des saints, Jean-Baptiste Andrea

Des orphelins se débattent pour vivre dans un pensionnat qui les mène au bord du précipice, à flanc de mort. Entre bêtises enfantines, punitions sadiques et amitié à toute épreuve, ce livre est un beau roman d’initiation bercé par la musique et l’espoir (critiqué ici / à retrouver le 18 août dans la collection Proche)

Aussi riche que le roi, Abigail Assor

Sur les traces d’une croqueuse de diamants marocaine, ce premier roman d’Abigail Assor est aussi le récit d’une jeunesse qui se brûle les ailes, qui aspire tant à la liberté, aux pierreries, à l’appartenance qu’elle est prête à s’enflammer (critiqué ici / à retrouver le 1er septembre chez Folio)

L’enfant de la prochaine aurore, Louise Erdrich

Dans un roman qui détonne dans sa bibliographie, Louise Erdrich fait le récit d’une Amérique où le progrès s’est transformé en régression, où être enceinte veut dire abriter une version moins aboutie de soi-même, où les autorités s’emparent des corps. Un livre tristement actuel à l’heure où le ventre des femmes n’est plus leur propriété (critiqué ici / à retrouver le 14 septembre au Livre de poche)

Aujourd’hui comme hier, Mary Beth Keane

Deux familles se lient, s’affrontent, s’unissent et se séparent dans ce livre qui va sans doute trop vite, d’ellipses en ellipses, mais a le mérite d’évoquer la maladie mentale, le pardon, la difficulté du mariage, les malheurs de la vie et l’hérédité (critiqué ici / à retrouver le 1er septembre chez 10-18)

Le monde du vivant, Florent Marchet

Récit d’apprentissage un peu sec, ce premier roman met en scène le difficile quotidien des nouveaux agriculteurs, pleins d’une bonne volonté et d’une énergie qui se brisent contre la dure réalité. C’est la fille de l’un d’eux qui raconte, désenchantée avant même le désenchantement (critiqué ici / à retrouver le 28 septembre au Livre de Poche)

Où vivaient les gens heureux, Joyce Maynard

Roman de la maternité tendre dans toute son abnégation, Où vivaient les gens heureux est une chronique familiale douce-amère dans le plus pur style américain (critiqué ici / à retrouver le 18 août chez 10-18)

La vengeance m’appartient, Marie Ndiaye

Roman brouillon porté par une héroïne fade et sans beaucoup de caractère, La vengeance m’appartient va quelque part sans que le lecteur ne comprenne vraiment pourquoi, ni même n’entrevoie sa véritable destination, entre cabinet d’avocats et île Maurice (critiqué ici / à retrouver le 15 septembre chez Folio).  

La nuit. Le sommeil. La mort. Les étoiles., Joyce Carol Oates

Roman familial lent, chronique d’un drame à la fois progressif et soudain, d’une implosion inévitable, ce livre qui emprunte son titre à Walt Whitman est peuplé de personnages types, de héros sans consistance et du fantôme d’un disparu qui, toujours, régit la vie des vivants (critiqué ici / à retrouver le 7 octobre chez Points)

Miss Islande, Auður Ava Ólafsdóttir

Insolent et doux, ce roman d’apprentissage, lauréat du Médicis étranger, est une belle porte ouverte sur l’univers décalé, délicat et terriblement humain d’Auður Ava Ólafsdóttir. Féministe et charmant (critiqué ici / à retrouver le 6 octobre dans la collection Z/a de Zulma)

Shuggie Bain, Douglas Stuart

Premier roman d’une noirceur pure, Shuggie Bain relate l’enfance d’un gamin écossais pauvre et plein d’un amour désespéré pour sa mère, alcoolique qui ne peut – ne veut – s’en sortir. Déchirant mais superbe, c’est un grand livre, même en poche (critiqué ici / à retrouver le 18 août chez Pocket)  

Thésée sa vie nouvelle, Camille de Toledo

Quête de sens, regret de ne pouvoir échapper au passé, à l’hérédité, au labyrinthe du Minotaure, ce livre part d’une démarche peut-être trop intime pour être partagée, naît d’un deuil insurmontable qui confère une nouvelle identité inaltérable à l’auteur – « le frère qui reste » par opposition au « frère qui se pend » (critiqué ici / à retrouver le 26 août chez Points)

Memorial Drive, Natasha Tretheway

Parcours mémoriel déchirant, ce récit pudique mais intime permet à Natasha Tretheway d’évoquer les violences subies par sa mère jusqu’à l’impensable, jusqu’à l’irréparable. Elle relate aussi son enfance et la relation qui l’unissait à celle qu’elle aimait tant (critiqué ici / à retrouver le 16 septembre chez Points)

Le Colibri, Sandro Veronesi

Dans ce roman qui bondit, recule, avance, puis se repose en vol stationnaire, chronologie semblable à la trajectoire aléatoire d’un colibri, Sandro Veronesi relate l’existence d’un homme, mari en peine et père aimant, entre passé et futur (critiqué ici / à retrouver le 24 août au Livre de poche)

Un bref instant de splendeur, Ocean Vuong

Profondément intime, lettre à une mère qui ne la lira jamais, Un bref instant de splendeur dit le Vietnam qui pulse dans les veines d’un Américain inadapté, amoureux et poète sensible à la plume brillante, vibrante, chatoyante (critiqué ici / à retrouver le 18 août chez Folio)

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