La fête des pères 2022 en romans

Après les mères, ce sont les pères qui sont à l’honneur dans deux semaines. Voici donc un florilège de portraits paternels touchants, à offrir et à partager.

Une paternité née sur le tard

Ce qui vient après, Jo Anne Tompkins

JoAnne Tompkins s’attarde sur la paternité de substitution, sur les liens qui se créent entre ceux qui restent, après un drame. Isaac, le cœur à vif après la perte de son fils, doit ainsi prendre soin d’une adolescente qui lui tombe dans les bras, Evangeline, une enfant qui a grandi trop vite, une enfant qui abrite un autre enfant (critique ici).

La vie obstinée, Wallace Stegner

Comme JoAnne Tompkins après lui, Wallace Stegner s’intéresse aux liens qui se développent à l’âge adulte, entre un père qui l’est resté malgré l’absence et une fille orpheline. Il confronte leur vision du monde, deux philosophies de la vie, et signe une ode ardente à l’existence (critique ici).

Être père et vouloir bien faire

Les jours sombres, Gregory Brown

Deux pères sont au cœur de ce premier roman, leur rivalité servant de pivot au récit de Gregory Brown. Le narrateur est le fils de l’un des deux, admiratif, respectueux et plein d’amour pour cette figure tutélaire qui déraille peu à peu, ancré à la terre par ses croquis de bateaux, tiré vers le ciel par cet avion promesse d’évasion, la tête perdue dans les contes anciens qui reposent entre les racines des arbres de la forêt voisine (critique ici).

Les lanceurs de feu, Jan Carson

Dans un Belfast crépusculaire et fantasmagorique, deux hommes que tout oppose sinon leur paternité se débattent avec les obligations inhérentes à ce statut, avec leur amour pour leur progéniture et leur crainte de mal faire, voire de mettre en danger leur enfant – ou le monde (critique ici).

La route, Cormac McCarthy

Classique intemporel, La route retrace le périple d’un père et de son fils, anonymes dans un paysage fait de cendres et de poussière. L’amour absolu qu’ils se portent, l’abnégation de l’homme face à l’enfant contribuent à faire de ce roman un livre poignant et superbe (critique ici).

Sidérations, Richard Powers

Centré sur la relation fusionnelle entre le narrateur et Robin, son fils autiste, le dernier roman de Richard Powers est un tourbillon émotionnel. L’auteur décrit d’une plume vibrante les liens qui unissent les deux héros, saupoudrant leurs épaules de poussière de ces mêmes étoiles qu’ils aiment à observer (critique ici).

Des remords pour guides

Homéomorphe, Yann Brunel

Yann Brunel relate une enfance compliquée, écrit l’incompréhension entre le père et ses garçons. Il s’attarde aussi sur la déchéance due à la vieillesse, sur l’inversion des rapports entre enfants et parents alors que ces derniers prennent de l’âge. Malgré ce résumé qui peut sembler austère, ce roman et ses héros sont des anomalies d’une splendeur et d’une élégance rares, portés par une plume poétique et puissante (critique ici).

Voyage en territoire inconnu, David Park

Un père part d’Irlande en voiture et erre en pleine tempête de neige, décidé à aller chercher son fils malade en Angleterre. Sa traversée envoûtante de paysages albescents et cotonneux est propice aux réminiscences et aux remords qui envahissent lentement, insidieusement les pages, entre souvenirs et présent (critique ici).

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