Solos, David Weil

Acteurs en solo face à la caméra

Les sept épisodes de Solos mettent en scène des acteurs connus et reconnus – d’Anne Hathaway à Morgan Freeman en passant par Helen Mirren ou encore Uzo Aduba, la fameuse Crazy Eyes d’Orange Is the New Black – qui sont seuls face à la caméra, ou face à eux-mêmes, dédoublés voire démultipliés dans le huis-clos des trente minutes que dure un chapitre.

David Weil et ses questions très humaines

Presque dystopique, cette série imagine un futur proche qui permet aux scénaristes d’évoquer des questions ayant trait à notre humanité. Les souvenirs, la légitimité de l’existence de chacun, l’ampleur de l’effet papillon, le ratio bienfaits-risques, ou autant de facettes de la vie sur Terre qui sont abordées par David Weil. Si chaque épisode est indépendant, ils sont cependant liés par ces interrogations existentielles et tous traversés par des noms qui reviennent ici et là, comme un fil ténu tendu entre chaque protagoniste. Le format de Solos ne permet pas de développer un arc narratif complexe ou bien un univers sériel d’une grande profondeur, il s’agit davantage d’un media différent pour examiner la condition humaine, effleurer du doigt la destinée de tout un chacun – œuvre à la fois universelle et particulière qui met l’accent sur le talent des acteurs à l’écran. Les épisodes sont nécessairement inégaux, les scripts n’étant pas toujours aussi touchants et percutants que celui du premier acte, consacré à Leah – Anne Hathaway.  

N’ayant pas la poésie de Tales From the Loop, Solos reste une minisérie sensible et intelligente qui parvient à exploiter ce format bref mais très immersif notamment grâce au statisme (relatif) de la caméra et à l’engagement des comédiens.

De : David Weil
Avec : Helen Mirren, Morgan Freeman, Anne Hathaway, Nicole Beharie, Constance Wu, Uzo Aduba, Anthony Mackie
Année : 2021
Nombre d’épisodes : 7
Durée moyenne : 25 minutes
A voir sur Amazon Prime Video

6 réflexions sur “Solos, David Weil

  1. Ping : Solos, David Weil – Le Vélin et la Plume

  2. Ping : Seberg, Benedict Andrews – Pamolico – critiques romans, cinéma, séries

    1. Je comprends, les images peuvent parasiter… mais ici, puisque ce sont des huis clos et que la caméra est assez statique, tout se passe surtout dans les monologues des personnages, ou dans leurs dialogues avec des intelligences artificielles.
      Le parti pris de la série est intéressant en tout cas 🙂

      Aimé par 1 personne

    1. Moi aussi ! Cette poésie entre nostalgie et uchronie avait vraiment un quelque chose d’hypnotisant. Nous en sommes très loin ici, surtout que les acteurs sont face caméra et entre quatre murs, mais nous retrouvons ces interrogations presque métaphysiques sur la condition humaine, abordées par un autre biais (tout aussi accessible) 🙂

      Aimé par 1 personne

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