Catégories
Critiques, cinéma étranger

Palm Springs, Max Barbakow

Sans être d’une originalité renversante, Palm Springs est une comédie romantique d’un loufoque oscillant entre convenu et amusant.

Nyles – un Andy Samberg naïf et spontané qui flirte avec l’archétype de l’anti-héros décalé – est condamné à revivre encore et toujours la même journée, à l’image de Bill Murray dans Un jour sans fin. Enfin, condamné, pas tout à fait : au fil des semaines, des mois, voire des années qui s’écouleraient dans une temporalité normale, il s’est fait une raison au point de ne même plus vouloir sortir de cette confortable erreur chronologique. Il expérimente quoique sans prendre beaucoup de risques, séduit, s’amuse, mange, enchaîne les cannettes de bière, insurge les invités du mariage dont il est l’invité tous les soirs. Malgré tout, l’une de ses nuits se distingue des autres puisqu’il y entraîne malgré lui Sarah – Cristin Milioti, parfaite illustration de la jeune femme énergique blasée et à l’étroit dans sa vie –, la tapageuse sœur de la mariée, dans la grotte où tout a commencé…

Ainsi, ce qui distingue principalement cette « rom-com » d’Un jour sans fin, c’est le format : ici, ils sont deux (même trois) à être bloqués dans cette boucle temporelle, ce qui donne du piquant à la réalisation. En étant plusieurs à vivre la situation, ils l’abordent nécessairement d’une autre façon et sont finalement traversés d’une audace provoquée par l’émulation. Sarah amène un peu d’une douce fantaisie à son binôme serein et aussi indolent que la bouée sur laquelle il flotte dans une piscine de Floride. Une jolie bande-sonore rétro accompagne les vicissitudes des deux protagonistes et leurs pérégrinations cocasses, aussi fraîche que le sont ce film et ses plans bigarrés comme un paquet de bonbons pastel. En empruntant à l’incontournable « marriage comedy » et à quelques ficelles de SF, Max Barbakow a trouvé la bonne recette. Si les premières minutes laissent craindre le pire, en réalité le réalisateur signe un long-métrage pétillant, parfois drôle, parfois touchant qui fait passer un bon moment sans toutefois révolutionner le genre. Il est d’ailleurs étonnant que Palm Springs soit nominé dans plusieurs catégories aux Golden Globes 2021, dont celle de meilleur film musical ou comédie, et de meilleur acteur dans ce type de long-métrage.

De : Max Barbakow
Avec : Andy Samberg, Cristin Milioti, J.K. Simmons
Genre : comédie romantique / SF
Durée : 1h30
Plateforme : Amazon Prime

Ils/elles en parlent aussi : Eyrio à la rencontre du cinéma. Super Marie blog. Surtoutpasvista. Les chroniques de Cliffhanger et Co. Culture aux trousses. Séries de films

8 réponses sur « Palm Springs, Max Barbakow »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s