OVNI(s), Clémence Dargent et Martin Douaire

OVNI(s), écrite par deux artistes de la jeune génération (Clémence Dargent et Martin Douaire, respectivement 30 et 36 ans) et réalisé par le cinquantenaire (Antony Cordier), détonne dans le catalogue sériel actuel. Décalée, hors d’âge, elle suit les traces de Didier Mathure (Melvil Poupaud), parachuté au GEPAN (aujourd’hui GEIPAN) après son retour en France métropolitaine. Accompagné d’Élise, son ex-femme et collègue (Géraldine Pailhas) et de leurs deux enfants, il revient de Kourou, en Guyane où l’explosion d’une fusée lors de son envol a mis fin au projet dont il était chargé depuis des années – sa mutation n’a donc rien d’une promotion… Le GEIPAN existe depuis 1977 et il est chargé, comme son nom l’indique (Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés) d’étudier les OVNI. Quand le professeur Mathure y débarque, cet organe dépendant du CNES est constitué de Vera (Daphne Patakia), jeune femme étrange et pétillante, lunaire, de Rémy (Quentin Dolmaire), geek avant l’heure, et de Marcel (Michel Vuillermoz), l’aîné taciturne et, à première vue, dépressif de l’équipe. Le rôle de Mathure est de boucler les dossiers en cours, de comprendre ce que les gens ont pris pour des OVNI et d’ainsi pouvoir écrire un rapport sur l’inutilité du GEIPAN – groupe superflu qui pourrait alors être dissout. Mais les découvertes qu’il va faire aux côtés de ses compagnons de route pourraient bien remettre en cause ses plans et ses certitudes pour le moins cartésiennes. Antony Cordier confie d’ailleurs à Pierre Langlais pour Télérama qu’au fil des épisodes, il « passe d’ingénieur à magicien ».

L’humour de cette série, teinté de fantastique et d’absurde, ne séduira pas tout le monde mais ses décors, ses costumes et ses répliques ancrés dans les années Giscard d’Estaing lui donnent un côté rétro croquignolet. Son charme désuet se mêle ainsi au scénario fantasque et parfois peu crédible qui finit par étonnamment tenir en haleine. Les scénaristes ont écrit cette histoire « comme dans un rêve éveillé », entre passé « exploré comme une planète lointaine » et fiction onirique traversée d’éclats culturels spielbergiens et bowiesques, rythmée par une musique instrumentale hallucinée parfois sur-présente.

De Clémence Dargent, Martin Douaire
Avec Melvil Poupaud, Michel Vuillermoz, Géraldine Pailhas, Daphne Patakia, Quentin Dolmaire
Année : 2021
Nombre d’épisodes : 12 (1 saison)
Durée moyenne : 30 minutes
Chaîne d’origine Canal +

Ils en parlent aussi : Les chroniques de Cliffhanger et Co. INT jour EXT nuit. Culture vsnews. Sur nos écrans

9 réflexions sur “OVNI(s), Clémence Dargent et Martin Douaire

  1. Maximelefoudulivre

    Bonjour Ceciloule,
    J’ai regardé la série et j’ai eu du mal à adhérer au départ.
    Au fil des épisodes, on s’attache aux personnages et à l’humour.
    Les décors sont géniaux : les vieilles voitures, les tenues ..
    Bonne journée

    Aimé par 1 personne

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