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Romans étrangers

Mon désir le plus ardent, Pete Fromm

Dalt et Maddy, à la vie à la mort, contre vents et marées. Être ensemble, c’est leur désir le plus ardent – et aux oubliettes les engagements habituels, eux-mêmes ne sont pas banals. Passionnés de rafting, c’est ainsi qu’ils se rencontrent, à une fête où Mad et sa meilleure amie rabrouent les garçons et leurs tentatives d’approche bourrues et salaces. Le seul à ne pas les aborder frontalement, c’est Dalton. Ainsi commence la romance. Romance qui n’a rien de pâte d’amande onctueuse et écœurante de sucre. Ils s’aiment, se désirent, rient, se taquinent, se marient en échangeant des vœux pas communs qui encadrent une cérémonie tout aussi atypique et touchante d’une maladresse parfaite. Mais le bonheur cache toujours une part d’ombre et bien vite des vertiges se saisissent de Maddy, des nausées s’emparent d’elle, la malmenant autant que des rapides classes V. La sclérose en plaques la détruira lentement, rongeant son corps et son caractère, ne la laissant en paix que lorsque son ventre s’arrondira autant que les sourires qu’elle échange avec Dalt. Sa famille sera sa bouée ; son homme sera son chevalier servant, son prince, son super-héros, son roc.

Sans pathos, sans misérabilisme, Pete Fromm raconte le quotidien de deux âmes sœurs pour qui l’autre représente tout, qui affrontent ensemble la douleur et les échecs, continuant à se considérer comme les Veinards parce qu’ils se sont trouvés. Bien loin d’Indian Creek mais toujours chez Gallmeister, l’auteur s’éloigne du nature writing pour dire l’amour et la douceur que représente une famille, douceur parfois douloureuse mais toujours réconfortante. Maddy est sa narratrice, celle qui livre son parcours du combattant, ses états d’âme et ses doutes, sa culpabilité grandissante et l’amour qui l’habite encore plus sûrement que la maladie. La langue est familière, les pensées de la jeune femme s’étalant sur la page, jamais dénuées d’un humour cynique qu’elle juge elle-même malvenu. Les chapitres sont séparés par des laps de temps qui se font oublier : jamais les ellipses ne font perdre pied, au contraire, ils ancrent encore davantage le lecteur aux héros incroyablement vrais et humains de Mon désir le plus ardent et finissent par lui tirer les larmes.

Les éditions Gallmeister en parlent ici.

Ils en parlent aussi : Mes espaces, Flo and books, Charmant petit monstre, Les miss Chocolatine bouquinent, Évasion polar, La petite voyageuse, Les lectrices optimistes, Girl kissed by fire, Aleslire, La jument verte, Des livres aux lèvres, La plume démasquée, C’est quoi ce bazar, Books, moods and more, The book she breathes, Derrière ma porte, un monde…, The sticky note break, Read look hear, Des livres et des pages, Les lectures d’Helynna, Bouquineries, Les lectures d’Anaïs, Des bulles et des mots, Les paravers de Millina, On Bookine, Un livre un thé, Cup of chill

13 réponses sur « Mon désir le plus ardent, Pete Fromm »

Pourtant je n’aime pas les bluettes non plus mais là j’ai trouvé que la maladie et l’amour s’equilibraient vraiment bien, l’une adoucissie par l’autre qui, lui, voit sa suavité nuancée par la maladie.
Mais je n’ai vu que des avis positifs alors je suis contente d’avoir un autre retour 🙂

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