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Critiques, séries d'espionnage / policières

White Lines, Alex Pina

Après le succès de La Casa de Papel, Álex Pina signe une nouvelle série, entre Ibiza et Liverpool, entre drame, vida loca et chronique sociale. White Lines comme les lignes de poudre mais aussi comme les lignes à ne pas dépasser…

Zoe (Laura Haddock), en vacances avec son mari en Espagne, apprend que le corps d’Axel, son frère, vient d’être retrouvé… Ce jeune DJ anglais (Tom Rhys Harries) avait disparu à la fin des années 1990 peu après son départ pour Ibiza, laissant sa sœur en Angleterre dans un état psychologique préoccupant. Persuadée par l’un de ses amis qu’il s’était évaporé en Inde, elle ne s’attendait pas à ce que son meurtre soit lié à Ibiza où il était parti avec sa bande pour mixer sa musique et ouvrir des clubs loin du dictat patriarcal. Zoe décide de suivre toutes les pistes qui s’ouvrent à elle, bien déterminée à pouvoir enfin comprendre ce qui est arrivé à ce frère qu’elle idolâtrait tant. Lorsqu’elle arrive à Ibiza, elle retrouve tous les amis d’Axel, Marcus (Daniel Mays), Anna (Angela Griffin) et David (Laurence Fox), chacun ayant tracé sa route loin de l’assassinat d’Axel – en apparence… Drogue et boîte de nuit, familles puissantes et rivales à la Dynastie, billets et villas sublimes, voilà à quoi Zoe se frotte en décidant de se confronter au passé de son frère, loin d’être si parfait qu’elle se l’était imaginé. Ce séjour et cette enquête sont aussi le moyen pour elle d’apprendre à se connaître, de se révéler à elle-même, loin de son père et de son mari. Elle flirte avec les limites, les white lines, les siennes mais aussi celles de son monde, de son rôle de femme et de mère – jusqu’à les franchir.

Le suspense fonctionne bien, même si le scénario a parfois quelques failles et des ficelles un peu visibles. Les personnages ont une personnalité construite (parfois un peu caricaturale, certes), le rythme est plutôt soutenu. Les plans de l’île sont absolument fabuleux et rendent hommage à la nature – bien sûr, la musique, la drogue et les fêtes font partie de la vie ibizoise mais le lieu n’en a pas perdu pour autant sa beauté. La vida loca est à l’honneur dans cette série, entrecoupée de réflexions sur la vie et sur le temps qui passe : le spectateur se prend au jeu avec un plaisir coupable, passant outre les twists stylistiques un peu grossiers (cliffhanger, flashbacks réguliers, fin au début…) pour se laisser porter par le suspense et le Sea, sex and sun local.

La dernière scène, pour le moins mystérieuse, laisse à penser qu’une deuxième saison est à prévoir…

La bande-annonce est en ligne ici et cette série est disponible sur Netflix.

17 réponses sur « White Lines, Alex Pina »

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