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Romans étrangers

Plus loin que l’hiver, Isabel Allende

Un trio latin, voilà le point de départ de Plus loin que l’hiver, roman foisonnant et peut-être trop optimiste, grand retour d’Isabel Allende au Chili – et ailleurs sur le continent américain.

Lucía, Richard et Evelyn. La première, d’origine chilienne, a dépassé la cinquantaine ; elle a dû fuir sous la dictature militaire, avant de papillonner entre le Chili et le reste de l’Amérique. Le deuxième est un soixantenaire américain, d’ascendance germano-portugaise qui possède de fortes attaches brésiliennes. La troisième est guatémaltèque et bègue, exilée aux États-Unis par crainte de représailles des cartels, et sans papiers. A priori, pas grand-chose ne prédestinait donc ces trois protagonistes à se rencontrer et pourtant leurs routes se croisent à Brooklyn, en plein cœur de l’hiver glacial et de la neige. Lucía avait déjà quelques contacts avec Richard mais rien de très chaleureux et il faudra la présence d’Evelyn Ortega et de Manuelo le chihuahua pour les rapprocher – ainsi qu’une quête plus loin que l’hiver, dans le froid et la peur, dans l’urgence et le danger… Lucía, Richard et Evelyn ont tous des parcours éprouvants, ont tous surmonté ruptures, pertes et disparitions mais ils pourraient bien trouver l’apaisement au contact les uns des autres. La vie contre la mort qui triomphera en son heure, voilà la course qu’ils semblent mener. Profiter de chaque instant qui pourrait être le dernier.

Isabel Allende entremêle présent et passé, revient sur le destin de chacun de ses trois héros pour mieux relater leur aventure hivernale. Politique fraye ainsi avec social et l’engagement n’est jamais loin : l’auteure chilienne puise dans ses racines et s’attarde sur plusieurs sujets (peut-être trop). Le cancer, l’amitié, la famille, l’immigration, la situation complexe des migrants aux États-Unis, les trafics en tout genre, l’amour et surtout la mort et le deuil… tous ces thèmes pèsent sur le scénario, parfois un peu hasardeux mais qui finit par plus ou moins habilement retrouver son équilibre.

Merci à Grasset et à NetGalley pour cette lecture.

Ils en parlent aussi : America nostra, Les livres d’Ève, Domi c lire

6 réponses sur « Plus loin que l’hiver, Isabel Allende »

C’était mon premier mais pourquoi pas en essayer d’autres 😉
Ah la dictature chilienne m’intéresse beaucoup… j’avais bien aimé Colonia avec Emma Watson. Sur l’Argentine à la même époque, le livre d’Elsa Osorio, Double fond était pas mal foutu !

Aimé par 1 personne

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