Aventures au pays des Maharajas (Maharaja, M.J. Carter)

Ce roman a été salué par la critique, et pour cause.

Nous sommes en 1857, à Calcutta. La Compagnie britannique des Indes Orientales régit la région ainsi qu’une grande partie du pays, tentant de faire régner l’ordre. C’est sans compter sur des bandits, des « thugs » qui s’attaquent aux voyageurs et les étranglent avec un foulard après les avoir amadoués, tout cela au nom de la déesse Kâli. Xavier Mountstuart, écrivain notoire et scandaleux passionné par ces étranges voyous indigènes a disparu… Le Lieutenant Avery est missionné pour le retrouver et doit supporter la présence de Jeremiah Blake, un anglais vivant à la mode indienne, grincheux et peu commode. Ce sont les aventures de ce duo qui nous sont comptées, et on se prend bien vite au jeu…

Le style n’est pas d’une originalité à toute épreuve mais il est efficace et l’on n’en demande pas plus au vu de l’histoire, palpitante. Le suspense est au rendez-vous, tout comme l’action, et même (juste un peu) l’amour. Nous avons donc sous la main un roman d’aventures comme on en fait plus, un peu à la Jules Verne des temps modernes. La narration s’effectue à la première personne du singulier et nous vivons donc l’ensemble du livre à travers les yeux de William Avery, qui, je pense, représente assez bien l’archétype du soldat britannique catapulté en Inde à l’époque. Un peu héroïque (ou prétendant l’être), un peu ruiné aussi parce que ce nouveau pays est excitant, et bien vite lassé par la chaleur, le bruit, les langues incompréhensibles.

C’est un aperçu de la multitude d’êtres qui se côtoyaient là-bas à l’époque, les administrateurs de la compagnie, les voleurs sans foi ni loi, les soldats pleins de bravoure, les aventuriers et, bien sûr, les maharajas… En outre, les personnages de ce roman ne sortent pas tous de l’imagination de l’auteure : certains ont réellement existé et on peut leur imputer les actes qui leur sont reprochés ici. On peut faire confiance à M.J. Carter, historienne, pour ne pas affabuler tant que ça. Un seul reproche, histoire de dire ? Le titre, pas si bien choisi.

A dévorer sans plus tarder pour un voyage captivant dans l’Inde du XIXème siècle.

Plus d’infos ici 🙂

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