Un petit dessin-animé au cinéma donne de la douceur à un après-midi d’hiver. Et quel dessin-animé !

L’histoire reste somme toute assez simple mais le scénario (original pour la première fois) ménage des moments savoureux, disséminés çà et là dans la réalisation. L’assemblée de druides notamment lui apporte ainsi beaucoup d’humour, tout comme les scènes où apparaissent les divers villageois, qui sont assez cocasses. De même, l’accent marqué des multiples apprentis parmi lesquelles Panoramix recherche son successeur fait sourire : le vieux sage détenteur du secret de la potion magique est tombé d’un arbre et c’est donc le début de la fin… C’est d’ailleurs ce druide qui est le personnage principal et d’aucuns remarqueront l’absence d’Obélix dans le titre : le duo infernal nous offre quelques scènes bien écrites mais manque légèrement à l’appel, tout comme Idéfix, pratiquement inexistant dans ce dessin-animé.

Les sangliers n’ont jamais été aussi mignons et le final tient du génie, se situant à mi-chemin entre Marvel et Transformers et faisant ainsi un merveilleux clin d’œil aux réalisations actuelles. En outre, les graphismes sont aboutis et visuels, témoignant d’une maîtrise de la technologie 3D en 2D, même si les nez sont un peu protubérants. Quant à la bande-son, elle donne du peps au voyage des héros, plein d’une magie discrète mais bien présente : les performances druidiques n’ont de cesse de nous étonner.

Quelques réserves sont cependant à noter au sujet du doublage. Le village d’irréductibles Gaulois est, comme répété à plusieurs reprises dans le dessin-animé, situé en Armorique. Alors pourquoi choisir un acteur d’origine italienne et né à Grenoble, à l’accent loin d’être inexistant (Serge Papagalli) pour prêter sa voix au chef Abraracourcix ? Étrange au vu des cinq longues années qu’a nécessité la réalisation… Alex Lutz, lui, interprète un jeune druide alsacien prometteur, et Elie Semoun dans la peau d’un soldat romain nous fait mourir de rire. Par contre, Christian Clavier en Astérix ne sonne pas très juste, le personnage animé ne colle pas avec sa voix, et c’est la même chose pour Obélix, qui donne l’impression d’être bien plus balourd et crétin qu’il ne l’est en réalité : on regrette le ton gouailleur de Gérard Depardieu…

Mais même si tout n’est pas parfait, la réalisation est plus que réussie et donne le sourire aux spectateurs, allégeant leur cœur grâce à son humour et à l’insouciance qu’il fait naître.

Pour en savoir plus, c’est ici 🙂

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