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Rire ou pleurs ? (Thunder Road, Jim Cummings)

Que dire de ce film ? Je suis sortie de la salle assez perplexe à vrai dire, ne sachant pas vraiment de quel côté de la critique pencher. J’y allais en pensant voir un film drôle mais c’est davantage un drame.

Thunder Road, c’est l’histoire de James Arnaud (Jim Cummings) qui vient de perdre sa mère, divorce, ne s’entend pas trop avec sa fille que pourtant il adore, a des réactions bizarres au travail. Il est dépressif selon ses proches, mais on dirait plus un enfant rêveur, totalement perdu et désabusé devant ce qui lui arrive. Le point de départ, c’est l’enterrement de sa mère, ancienne ballerine, auquel il décide de danser, coûte que coûte, même si les circonstances lui donnent du fil à retordre. La scène est mémorable, très drôle bien que pathétique – et c’est d’ailleurs le cas d’un certain nombre de séquences de ce film, où on hésite entre le rire et les larmes.

En réalité, on peut dire de Thunder Road que c’est une sorte de one-man-show : le réalisateur se révèle être un acteur génial et c’est grâce à lui que le film se démarque : sans l’acteur, il ne serait rien. Il est capable, lui aussi, de passer du rire aux larmes, de se mettre à hurler des injures pour susurrer des mots doux à sa fille dans la scène suivante. Jim Cummings est un fabuleux comédien, mais j’ai trouvé son œuvre trop noire. Certes, il y a des notes d’espoir et des scènes d’anthologie – pour ne pas citer un certain passage dans la salle de classe de sa fille, face à un instituteur terrifié – mais le fond reste sombre, et dur. En tout cas, cela a globalement séduit la critique puisqu’il remporte les honneurs lors du dernier festival du cinéma américain de Deauville.

La vie est ardue et il faut être bien accroché pour parvenir à y faire face, voilà ce qu’il semble vouloir dire. Peut-être que le message de fond est un peu plus positif. Si on a du mal à grandir, qu’on sort un peu de la norme et qu’on se démarque, alors ça sera dur, très dur, mais avec un peu de chance, on s’en sortira. Parce que la vie, c’est fait de bonds et de rebonds.

Dommage quand même qu’il ne soit donné à entendre à aucun moment la fameuse chanson Thunder Road (Bruce Springsteen), à l’origine de tout. Du naturel rêveur et idéaliste du héros, sans cesse déçu par l’existence, de ses difficultés récentes et de la ligne de conduite qu’il s’efforce de suivre.

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