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Romans étrangers

Intéressant mais un peu mièvre (Je suis si bien ici sans toi, Courtney Maum)

Une illustration bien sombre pour un livre qui semble si léger, en apparence. Oui, l’Irak, parce que, l’art politique, c’est le truc du héros. De base. Avant de peindre des pièces vues par le trou d’une serrure.

Bref.

Ce roman, c’est l’histoire d’une erreur. Le narrateur a trompé sa femme, s’en mord les doigts et veut récupérer son égarement et rayer celle qu’il a tant désiré de son esprit. Oui mais. Tout n’est pas si facile que ça. Anne-Laure est blessée dans son amour-propre, profondément – et qui ne le serait pas dans son cas ? Camille ne se doute de rien et continue à grandir en étant toujours aussi mignonne. Julien, le galeriste, transmet les lettres de la maîtresse. Et Richard navigue parmi tout ce petit monde, auquel on peut rajouter les beaux-parents snobs et bourges au possible, et ses parents à lui, humbles et touchants d’amour.

Écrit à la première personne, Je suis si bien ici sans toi parvient à transmettre une réflexion sur la vie maritale – oui, on envisage ce genre de préoccupations à 19 ans, j’en suis la preuve – et sur le chemin semé d’embuches qu’elle représente. La morale pourrait être que l’amour est plus fort que tout, mais ce serait rendre d’une mièvrerie ignoble un livre qui ne l’est vraiment pas tant que ça, et qui, après tout, mérite d’être lu pendant les vacances, au bord de l’eau. Le style est fluide, et il se dévore parce qu’on veut savoir si Anne-Laure va lui pardonner, si Julien va accepter ses nouvelles idées, si les deux tarés qui lui ont acheté un tableau vont finalement accepter de lui rendre et si cette méchante Lisa va l’oublier. Si Richard va réussir à racheter son péché.

Un peu stéréotypé et on a du mal à savoir si l’auteure voit tout blanc/tout noir ou si elle représente de manière exacte ce qui se passe dans de nombreux couples. Un peu des deux, j’imagine. En tout cas, ce roman est agréable à lire pour se détendre et, au final, emprunt de vérités disséminés ci et là, au grès des traits d’humour british.

Mais bon, si vous voulez vraiment lire la chronique d’un couple qui se déchire peu à peu, le tout étant relaté sur un ton doux-amer, privilégiez Un mariage amateur, d’Anne Tyler.

Pocket vous en dit plus, ici

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