Un Desperate Housewives australien (Petits secrets, grands mensonges, Liane Moriarty

Petits secrets, grands mensonges ou typiquement le roman qui se dévore l’été, au soleil, et si possible les pieds dans l’eau. Madeline, Celeste et Jane vivent en Australie, dans une petite ville tranquille, entre école, Blue Blues Cafe, et crépages de chignons. Les petits viennent de rentrer en maternelle, et déjà les ennuis commencent. C’est une miniaturisation de la vie adulte, de ses soucis, et de ses violences, qui est recréée dans ce petit monde.  Chacune de nos héroïnes a ses rancœurs, ses souvenirs plus ou moins amers, ses jalousies, ses enfants, et éventuellement ses problèmes de couples. Et chacune se soutient, parce que la clef de voûte de tout ça, c’est leur amitié. C’est ce qui supporte l’histoire, et ce qui fait que le roman ne se quitte pas une fois commencé. Il s’’avale, d’un coup, tout cru, parce que le lecteur veut savoir ce qui se passe à Pirriwee, qui est le meurtrier et qui est la victime évoquée dès la première page.

Facile à lire, fluide, enlevé, ce livre a tout pour donner du peps nos vacances ou nos weekends passés à lézarder au soleil. Le suspense est mené à la perfection, la chute est monumentale, impossible à deviner avant qu’elle n’ait eu lieu.

Et pour ceux qui ont été adeptes de la série Big Little Lies

Une adaptation réalisée avec beaucoup de liberté que Big Little Lies : de nombreuses scènes ont été coupées au montage, des événements ajoutés pour pimenter peut-être davantage le pitch. Toujours est-il que la série séduit presque autant que le livre. Seulement presque, parce que l’atmosphère très pesante de l’adaptation n’est que peu présente dans le roman où justement, la chaleur de certaines relations humaines contraste avec les disputes et donne ainsi un réalisme tranquille au récit. Les personnages sont sûrement plus fouillés dans le roman, tout du moins les personnages secondaires qui ont plus de relief. La Californie se substitue aux plages Australiennes mais l’histoire reste globalement inchangée – exceptée dans la deuxième saison, inventée de toute pièce par le réalisateur et par Liane Moriarty pour les besoins télévisuels. Elle est en tout cas tout aussi addictive que la pure adaptation !

6 réflexions sur “Un Desperate Housewives australien (Petits secrets, grands mensonges, Liane Moriarty

  1. Ping : The Undoing, David E. Kelley – Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

  2. Ping : Little Fires Everywhere, Liz Tigelaar – Pamolico, critiques romans et cinéma

  3. Ping : A la recherche d’Alice Love, Liane Moriarty – Pamolico : critiques, cinéma et littérature

  4. Ping : Quatre sœurs, quatre destins (Les filles du Docteur March, Greta Gerwig) – Pamolico : critiques, cinéma et littérature

  5. Ping : Finesse, psychologie et mystère (Un peu, beaucoup, à la folie, Liane Moriarty) – Pamolico : critiques, cinéma et littérature

  6. Ping : Une romance historique (Cœurs ennemis, James Kent) – Pamolico : critiques, cinéma et littérature

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